Destination Paris pour les élèves de l’Atelier littéraire

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Les 7 élèves de l’Atelier littéraire rentrent de leur séjour à Paris avec des souvenirs plein la tête. Il faut dire qu’un beau programme rythmait ces 4 journées : visite guidée de la Bibliothèque Nationale et de la maison de … Continuer la lecture

Laurent Wauquiez : « Il faut être là quand ça va bien et il faut être là quand ça va mal »

Visite de Laurent Wauquiez après l’incendie d’octobre 2024. G.Lasherme

Ce vendredi 11 octobre, Laurent Wauquiez, président du groupe La Droite Républicaine et député de la première circonscription de Haute-Loire, s’est rendu dans notre lycée à l’occasion du tragique incendie ayant touché l’établissement une semaine plus tôt. Après une présentation de la situation par notre directeur M. Giraud et le capitaine des services de secours du Puy-en-Velay ainsi qu’une visite des zones touchées par la catastrophe, nous avons pu poser quelques questions à M. Wauquiez, ainsi qu’au maire de la commune de Brives-Charensac, Gilles Delabre, qui était également présent. 

PLC Media. Il y a presque un an de cela, vous étiez venu en tant que président de région à l’occasion de nombreuses inaugurations au sein du lycée. Aujourd’hui vous êtes notre député et vous revenez cette fois-ci à l’occasion d’évènements tragiques. Que ressentez-vous ?
Laurent Wauquiez – C’est dur parce que La Chartreuse depuis des années c’était que des bonnes nouvelles : c’était des projets, c’était l’internat, c’était l’amphithéâtre, c’était le self. C’était que des bonnes nouvelles et là c’est dur quand moi j’ai vu des salles qu’on avait payées et entièrement refaites et qui aujourd’hui sont dévastées. C’est un crève-cœur quand même donc c’est difficile mais il faut être là quand ça va bien et il faut être là quand ça va mal. C’est important d’être là. 

Est-ce ce que vous pensez pouvoir nous aider à retrouver notre lycée et si oui par quel moyen ?
-D’abord votre lycée il n’est pas perdu. Et ça c’est important pour moi. Il aurait pû être perdu. Si le feu avait été dans la partie historique, il aurait été perdu. Si le bâtiment s’effondrait sur les ateliers professionnels, il était perdu. Là, il n’est pas perdu, il est debout. La Chartreuse est debout. Il y a un des pompiers qui est intervenu, c’est un ancien de La Chartreuse ; c’est fort ça. Je peux vous dire que visiblement quand il y est allé il y est allé avec les tripes parce qu’il voulait sauver son établissement. C’est le vôtre. Et c’est aussi ça l’esprit de La Chartreuse. Donc qu’est ce que la Région va faire ? On a déjà décidé ce matin, j’étais à Lyon pour vous, de débourser 200 000 euros. Un plan d’urgence qu’on met en place pour pouvoir faire les travaux de sécurisation et que vos collègues du lycée professionnel puissent reprendre les cours tout de suite. Ensuite on va travailler ensemble sur la partie algéco. 

Est ce que vous auriez un message à nous transmettre à nous, lycéens, dans cette période qui est un peu difficile, un peu floue ?
-Il y a une belle phrase de Nelson Mandela que je vais vous laisser. Nelson Mandela qui est cette très belle figure qui fait la sortie de l’Apartheid en Afrique du Sud, il disait toujours “Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends”. Je trouve que c’est assez adapté aujourd’hui. Il n’y a jamais de défaite. C’est soit il y a des victoires, soit il y a des choses qui font grandir. C’est une épreuve. Mais tous les profs étaient là. Vous vous êtes des lycéens et vous allez voir aussi comment dans une épreuve on peut être soudés et à l’arrivée comment est-ce qu’on sort plus forts. Et donc il faut toujours se dire ça, on grandit à travers les épreuves et ça aide aussi à être plus fort. 

 

Nous avons également eu l’occasion de rencontrer Gilles Delabre, maire de Brives-Charensac, à qui nous avons pu poser quelques questions.

 

Visite de Gilles Delabre, maire de Brives Charensac, présent durant la réunion du 11 octobre.

 

PLC Media. -Vous êtes le maire de Brives-Charensac, cet événement a-t-il eu un impact sur la commune ?
Gilles Delabre. -Un impact pas vraiment, un traumatisme intellectuel, parce que ça a été quelque chose de très fort. Moi, je suis un ancien professeur d’ici, ça remonte à très vieux.  J’étais en bas à l’école primaire et du coup, j’avais une affection particulière pour la chartreuse, donc j’ai été encore plus touché. Et quand j’ai vu ça, j’étais surpris, surtout par l’ampleur des dégâts, c’était quand même considérable. Samedi j’ai visité, c’était impressionnant. Les trous dans le plafond, tout ce brasier qu’on vient de voir, c’est impressionnant. Sinon, en soi, nous, on a tous dit :  “Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ?” Donc on a accueilli toute une direction, Monsieur Giraud à la Maison Pour Tous, parce qu’ici, il n’y a pas d’Internet, il n’y a pas de courant. Donc on leur a dit : “Prenez tout le week-end pour ça”. On leur a donné une clé de la Maison Pour Tous, une grande salle pour se réunir et pour travailler sur la restitution de l’incendie, les solutions pour repartir le plus rapidement possible. Ils ont passé leur week-end chez nous. On leur a prêté des barrières Vauban. Il y a même mon directeur de service qui a pris le véhicule de la mairie qui est venu avec des barrières pour délimiter les endroits pour pouvoir empêcher les gens de venir, parce qu’il y a tous les curieux, puis les gens qui passaient, puis il y a le danger que ça représentait. Nous, on a eu surtout un rôle d’aide, d’aide ponctuelle, d’être près des salles, et d’apporter des barrières. 

Et à l’avenir, comment pensez-vous pouvoir aider le lycée ?
-Nous, à la mairie, on s’est posé la question de savoir comment on pouvait aider au niveau des salles, je crois qu’il y a 24 classes qui sont touchées. Nous, on n’a pas des structures pour ça. On n’a pas des structures assez grandes. La Maison pour Tous, elle est ce qu’elle est, mais on pourrait peut-être accueillir que trois classes mais c’est compliqué, en plus, le gymnase est plein à côté. Nous, au niveau des structures, on n’a pas. On peut donner un coup de main. C’était la première chose qu’on s’est dite. On avait une école qu’on a fermé qui fait 600 mètres carrés. Là, on est en train d’attaquer les travaux d’une maison de santé, à côté, à Corsac. Sinon, si ça n’avait pas été le cas, on aurait prêté cette structure, on aurait pu monter des cloisons qui auraient pu dépanner pendant quelques temps. Mais là, nous, ce n’était pas le cas, parce que la maison de santé va ouvrir en avril prochain avec 14 médecins. On ne pouvait pas changer les choses. Mais on n’a pas de structure pour un lycée comme ça. Nous, quand il y a un feu, on peut recueillir une personne, on a quelques locaux en ville, mais pour un lycée qui brûle, on n’a pas de moyens. 

Et pour finir, est-ce que vous avez un message à transmettre aux élèves et à la communauté éducative du lycée ?
-Oui, c’est surtout un message de solidarité à l’égard de la direction et puis aussi des élèves, de tout le monde, de la communauté éducative. C’est ce que je dis d’ailleurs à la presse quand je les ai rencontrés samedi, et lundi matin aussi à la commission de sécurité. C’est ce que j’ai dit à tout le monde, c’est qu’on est solidaire, on vous soutient, mais moralement et pas que moralement, puisqu’on a prêté des salles, mais ça va pas plus loin que ça. Comme je suis un ancien d’ici, un ancien prof, ça me touche un petit peu plus que la moyenne. J’ai fait 20 ans ici, donc ça marque un petit peu. Ça a beaucoup changé. Quand tu vois le machin aérien, quand j’y étais, moi, c’était en 1976. J’ai commencé là, donc c’était très, très vieux. C’est ça, mais ce n’est pas pareil. Donc c’était complètement différent. C’était une petite structure, un petit lycée ordinaire, qui s’est développé de manière exponentielle ces 15 dernières années. 

Nous remercions Gilles Delabre et Laurent Wauquiez pour le temps qu’ils nous ont accordé.

Par Julie Raffier Bor et Camille Lonjon

 

 

A la rencontre de F.A.M.E. et du C.I.D.F.F.

Ces deux dernières semaines, deux associations sont intervenues à l’invitation du lycée pour sensibiliser les élèves aux des droits des femmes, et dénoncer des violences faites à ces dernières. PLC média a rencontré les représentants de ces associations.

Vous pouvez retrouver les interviews en podcast.

M. Cimiterra, du CIDFF, accompagné de Mme Sabatier, bénévole de l’association.

 

L’association FAME, de Brioude

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Laurent Wauquiez : interview exclusive pour PLC

Ce vendredi 24 octobre 2023, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône Alpes, est venu dans notre lycée pour l’inauguration du nouvel internat et du « Chartruck ». PLC média a profité de l’occasion pour le questionner sur quelques préoccupations des lycéens cette année comme Parcoursup et les stratégies de recrutement à l’intérieur de notre grande région AURA. Voilà notre interview :

PLC : Aujourd’hui vous êtes venu inaugurer les bâtiments de l’internat et également le “Chartruck”, pour lesquels la Région a apporté son aide au financement, et nous aimerions savoir quel est pour vous l’intérêt d’aider et de financer les lycées ?

Laurent Wauquiez: Je pense, dans tout ce que, moi, j’ai à faire, qu’est -ce qui est le plus utile ? Le plus utile c’est de vous aider vous à réussir, parce que c’est notre travail. Le travail quand on s ‘occupe d ‘un pays, d ‘une région, c ‘est de préparer l ‘avenir.
Et donc l’endroit où ça a le plus de sens d’investir, c’est nos lycées. Parce qu’il est parfois des choses qui sont très concrètes : si dans votre internat vous n’êtes pas bien, vous n’allez pas réussir. Si les élèves de l’enseignement supérieur n’ont pas un bon matériel, ils ne vont pas réussir. Si à l’inverse, vous avez un ordinateur portable chacun, que vous avez des bonnes conditions d’études, qu’il y a une salle de musculation qui permet en même temps de se détendre et de se vider la tête, vous pouvez réussir. Et donc l’objectif, c’est de vous donner les meilleurs conditions pour que vous puissiez réussir. 

PLC: et par exemple de quelle façon la région aide-t-elle les jeunes en dehors du cadre lycéen?

Laurent Wauquiez :  Alors, on a plein de programmes d’aide d ‘accompagnement. D’abord on a la carte pass-région qui est unique en France, qui a beaucoup d’atouts et c’est important que ceux qui nous écoutent qu’ils n’oublient pas de l ‘utiliser parce qu’il y a encore parfois des étudiants qui ne l’utilisent pas. Elle permet d ‘avoir des réductions sur des festivals, elle permet d ‘avoir des places de cinéma, elle permet d’avoir des réductions sur des expositions, elle permet d’avoir aussi les manuels scolaires gratuits.  Donc c’est un très gros effort, ça représente un budget en millions d ‘euros, mais je crois que c’est assez apprécié, on essaie de l’améliorer en mettant des nouvelles choses dessus. Ca fait partie des points sur lesquels on travaille.  Et vous ne vous en rendez-vous pas compte, mais il y a trois ans, la Haute -Loire n ‘avait pas le pass-région. C’est moi qui ai décidé que la carte serait étendue sur la Haute -Loire pour que l’étudiant de Lyon n ‘est pas plus ou moins d ‘atouts que l’étudiant de Haute -Loire. Donc ça c’était une décision importante. On finance aussi des sorties scolaires, on finance des sorties sportives, culturelles, des classes neiges, quand vous partez par exemple, en sortie en station de ski ou ce genre de choses aux Estables, c ‘est aussi des choses qu’on finance. 

PLC : D’ailleurs par rapport au pass-région, on l’utilise beaucoup en tant que lycéen, mais les étudiants d’études supérieures n’y ont pas accès. 

Laurent Wauquiez : Oui, parce qu’en fait la carte pass-région, elle est uniquement limitée pour les lycéens parce que ma responsabilité c’est les lycéens. Normalement sur le supérieur ensuite c’est l ‘Etat. Et donc ça, ça fait un peu partie des règles en France. Les départements s ‘occupent des collèges, la région s ‘occupe des lycéens. Et dans le supérieur, c’est l ‘Etat.

PLC :  Nous sommes en terminale et la question de l ‘orientation comme celle de parcoursup est au cœur de nos préoccupations …

Wauquiez : … et de vos stress 

PLC : On sait déjà que nous sommes prioritaires dans certaines villes dans le cadre de nos études comme celle de Clermont-Ferrand. Cependant, ce fonctionnement n’est pas repris dans certaines villes de la région comme Lyon. Alors est-ce possible, d’être prioritaire dans d’autres villes telles que Lyon dans la région ?

On a créé une grande région qui est la région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est une chance pour la Haute-Loire sauf que l’Education Nationale, elle, elle est restée avec les anciennes académies: l’académie de Clermont d’un côté, l’académie de Lyon de l’autre et aussi l’académie de Grenoble. Mes enfants étaient étudiants en Haute-Loire et je connais par cœur le sujet et pour nous, c’est très injuste par ce qu’on vous envoie sur Clermont-Ferrand. Mais toi qui est sur Raucoules, tu n’as aucune envie d’aller a Clermont-Ferrand, toi c’est St-Etienne ou Lyon ton point de débouché naturel. Donc j’essaye de me battre pour qu’il y ait une fusion et qu’on puisse offrir les mêmes atouts en terme de parcoursup pour nos étudiants.

Pour l’instant je suis désolé mais pour vous ce ne sera pas encore le cas. Donc on essaye de se battre pour. C’est un vrai handicap comme par exemple sur la fac de médecine, la fac d’histoire, ce genre de choses. C’est un gigantesque sujet pour nous et qui n’a pas de sens pour la Haute-Loire parce que nous on tire plus du coté de Lyon et St-Etienne donc oui je le sais. Là on est vraiment sur un sujet d’organisation de l’éducation nationale, ils sont restés archaïques donc ça fait partie des points qu’on veut faire bouger.

Nous remercions Laurent Wauquiez de nous avoir accordé cette interview.

Capucine Valette, Prêle Souvignhec, Pierre Quetaud

A la rencontre des auteurs du Goncourt des Lycéens

La semaine dernière, à Lyon, les élèves de 2nde1 ont rencontré 14 auteurs sur les 15 que compte la sélection officielle. Les classes de 7 lycées de la Région étaient présentes.

Au cours des 3 tables rondes les élèves ont pu poser les questions préparées en classe, et échanger directement avec les auteurs lors des séances de dédicace.

à propos de la filière STMG

Nous avons interviewé pendant les journée portes ouvertes deux élèves de la classe STMG, Emma et Kathy. Elles nous y expliquent les contenus et les objectifs de ce bac technologique. Elles donnent également des pistes sur les poursuites d’études possibles.

A la découverte de la librairie Interlude

Vendredi 2 avril , l’équipe de l’atelier littéraire s’est rendue à la librairie Interlude, située dans le centre-ville du Puy-en-Velay. Cette librairie est spécialisée dans la bande-dessinée. Nous y avons découvert un lieu, un métier, une ambiance…

Le coup de cœur du libraire.

Nous avons demandé à Gaspard de nous présenter sa BD coup de cœur du moment. Il a choisi Elles, d’Aveline Stokart et Kid Toussaint, aux Editions du Lombard. Retrouvez les raisons de ce coup de coeur expliquées par Laura.