Les Visages de la Vie Scolaire : Portraits des Acteurs de l’Encadrement Éducatif

Lorsque nous pensons lycée, bien souvent nous pensons cours, amis, professeurs, mais n’oublions pas les membres de l’équipe de la Vie Scolaire qui jouent un rôle central dans le quotidien du lycée. Entre surveillance des cours, gestion des absences, suivi des élèves ou encore conseils, la vie scolaire fait partie intégrante de nos vies de lycéens. À travers leurs fonctions, leurs personnalités et leur engagement, ils façonnent l’atmosphère et le bien-être au sein de l’établissement. Aujourd’hui, vos journalistes vous invitent à mieux découvrir chacun de ceux qui veillent, au quotidien, à l’équilibre de la communauté scolaire.

Jérôme ANDRE

« Je suis responsable de la vie scolaire. Je veille à ce que tout se passe bien au niveau des cours et ce qui est en dehors du temps scolaire. Je suis ici depuis 2007. J’ai commencé en étant surveillant au collège puis j’ai suivi une formation pendant 2 ans pour devenir responsable de vie scolaire. »

Si j’étais un animal, je serais un chien, car je les adore et j’ai un labrador.
Si j’étais une célébrité, je serais Nelson Mandela pour son combat pour l’Apartheid.
Si j’étais un film, je serais le film sur Simone Veil (Simone, le voyage du siècle) car ça retrace son histoire et son combat.
Si j’étais un sport, je serais le football, car j’ai pratiqué pendant longtemps ce sport environ 20 ans puis entraîneur.
Si j’étais une matière scolaire, je serais les maths, car j’étais fort en mathématiques et que ça me plaisait.
Si j’étais une couleur, je serais vert, car c’est la couleur de l’espérance.
Si j’étais une saison, je serais le printemps, car tout renaît et repousse.
Si j’étais un jour de la semaine, je serais le samedi, car il faut bien dire un jour.
Si j’étais une musique, je serais J’ai demandé à la Lune d’Indochine, car j’aime bien la chanson.

Pierre TORE

« Je suis ici depuis 3 ans. J’aime être avec les lycéens et j’aime le relationnel ! »

Si j’étais un animal, je serais un chien, car c’est un animal fidèle.
Si j’étais une célébrité, je serais Fernandel, car c’est un très grand acteur.
Si j’étais un film, je serais L’Ours parce que j’adore l’histoire de ce film.
Si j’étais un sport, je serais le moto-cross, car c’est un sport que je pratique et je l’adore.
Si j’étais une matière scolaire, je serais l’espagnol car je suis espagnol (d’Andalousie).
Si j’étais une couleur, je serais l’orange, car c’est ma couleur préférée.
Si j’étais une saison, je serais l’été, car il y a du soleil.
Si j’étais un jour de la semaine, je serais le samedi, car c’est le début du week-end.
Si j’étais une musique, je serais une musique irlandaise, plus précisément The Pogues, car c’est un style musique car j’apprécie beaucoup.

Clémence DEBUIRE

« Je suis ici depuis septembre de cette année et je m’y plais bien. C’est M. André qui m’a proposé ce poste là alors que j’étais secrétaire. »

Si j’étais un animal, je serais une lionne, car j’aime bien la force de caractère de cet animal.
Si j’étais une célébrité, je serais Babeth, mon modèle pour les années à venir !
Si j’étais un film, je serais Lol, car j’aime beaucoup l’histoire d’amour dans ce film.
Si j’étais un sport, je serais le taekwondo, car j’en ai fait pendant plus de 10 ans.
Si j’étais une matière scolaire, je serais histoire géographie, car j’ai toujours voulu être prof d’histoire-géographie.
Si j’étais une couleur, je serais le rose, car je vois la vie en rose !
Si j’étais une saison, je serais le printemps, car c’est le début de la vie, la renaissance.
Si j’étais un jour de la semaine, je serais le samedi, car tu profites de la vie et tu fais pleins de choses.
Si j’étais une musique, je serais Hallelujah de Jeff Buckley, car elle a une emprise, je pourrais l’écouter en boucle.

Elisabeth JOUBERT

« Je travaille ici depuis 7 ans. Avant, j’étais au collège à Saint-Louis, mais comme j’ai eu un problème de pied, on m’a mise à La Chartreuse pour éviter de monter les escaliers. Je préfère largement le lycée. Tu peux avoir des vraies discussions, t’es pas là pour faire le gendarme. Les lycéens sont beaucoup moins épuisants. »

Si j’étais un animal, je serais un écureuil ou un hérisson car c’est beau.
Si j’étais une célébrité, je serais Romy Schneider car elle est belle.
Si j’étais un film, je serais Sur la route de Madison, car il y a une grande décision à prendre à la fin.
Si j’étais un sport, je serais le basket, car le basket a été mon sport pendant 35 ans.
Si j’étais une matière scolaire, je serais la gym, car je n’aime pas étudier.
Si j’étais une couleur, je serais le turquoise, car c’est la couleur de la mer.
Si j’étais une saison, je serais l’été car il fait chaud (normalement).
Si j’étais un jour de la semaine, je serais le samedi, car il y a le dimanche derrière.
Si j’étais une musique, je serais Ne me quitte pas de Jacques Brel ou Si j’avais su de Claudio Capéo, car les séparations sont toujours difficiles.

Sébastien JOUFFRE 

« Les gens m’appellent Gustou par rapport au rugby. Mon coach, quand j’étais petit, avait joué avec mon papa. Mon père était surnommé Gustou, car mon grand-père s’appelait Auguste. Un élève avec qui je jouais lorsque je suis arrivé au lycée a donc commencé à m’appeler comme ça et ça s’est propagé. Je suis ici depuis 16 ans et j’adore ça ! »

Si j’étais un animal, je serais un tigre, je ne sais pas pourquoi.
Si j’étais une célébrité, je serais Antoine Dupont, car je le trouve extraordinaire.
Si j’étais un film, je serais Le Dîner de cons, car je trouve ce film très drôle.
Si j’étais un sport, je serais le rugby, car c’est ma passion.
Si j’étais une matière scolaire, je serais les maths, car c’est la matière que je préférais quand j’étais à l’école, j’avais 16 de moyenne.
Si j’étais une couleur, je serais le vert, car j’aime bien le vert, je suis un fan de l’ASSE !
Si j’étais une saison, je serais l’été, car c’est la meilleure, il fait beau.
Si j’étais un jour de la semaine, je serais le vendredi car c’est le dernier jour de la semaine, de travail.
Si j’étais une musique, je serais La Montagne de Jean Ferrat, car j’adore cette chanson.

Par Julie Raffier Bor et Anna Grangier

Une pluie de roses pour la Saint-Valentin au lycée !

Le 14 février prochain, notre lycée devrait vibrer sous le signe de l’amour et de l’amitié grâce à l’initiative « Une rose pour une personne spéciale », organisée par Ninon et Gabin. L’objectif ? Permettre à chacun d’envoyer une rose accompagnée d’un message, anonyme ou non, à une personne chère à son cœur.

Mais au-delà du geste symbolique, cet événement a aussi une portée solidaire. L’intégralité des bénéfices est en effet reversée à l’association F.A.M.E., qui lutte activement contre les violences faites aux femmes. Chaque rose achetée représente un geste fort de soutien envers celles qui subissent des violences, et l’argent récolté permet de contribuer à leur offrir aide et protection.

Cette année encore, l’enthousiasme est là puisque près de 200 roses ont été vendues. Elles seront distribuées le jour de la Saint-Valentin, pour illuminer la journée de ceux qui en recevront espèrent les organisateurs. Par cet événement, Ninon et Gabin souhaitent non seulement marquer la Saint-Valentin, mais aussi créer du lien, répandre de la bienveillance et de rappeler l’importance des petites attentions du quotidien. Que ce soit pour un(e) ami(e), un(e) professeur(e) ou quelqu’un que vous admirez, chaque rose est un message d’affection et de gratitude.

Alors, qui sera votre personne spéciale cette année ? Gageons que le 14 février soit une journée placée sous le signe du partage et de l’affection. Beaucoup de sourires en perspective !

Par Gabin DA ROCHA

Journée Portes Ouvertes 2024

Ce vendredi 6 décembre, La Chartreuse a ouvert ses portes aux visiteurs de 16h à 20h. Parents et futurs lycéens ont eu l’occasion d’être guidés et informés par des élèves, professeurs et toute l’équipe du lycée. Retrouvez l’évènement dans notre galerie photo :

Julie Raffier Bor 

 

PLC média : c’est quoi ?

PLC média, qu’est-ce que c’est ? C’est le journal des lycéens de la Chartreuse.
A chaque rentrée, une équipe de lycéens prend en charge le site web du journal. Ainsi, chacun d’entre nous peut se frotter au journalisme et poster des interviews, des comptes-rendus, des critiques de films… Que ce soit par écrit, radio, vidéo ou photo, PLC média partage au quotidien divers sujets visant à correspondre aux attentes des élèves du lycée. Le journal étant tenu par d’autres jeunes du même âge et du même établissement, cela permet de trouver des angles et des sujets qui auront plus de chances de nous plaire, nous intéresser et nous correspondre en tant qu’élèves. Chacun est libre de choisir de s’inscrire et de participer à la rédaction du contenu de PLC média. Dernièrement, nous avons pu y trouver une critique du film au succès phénoménal sorti récemment L’amour Ouf, de Gilles Lellouche, une interview de M. Laurent Wauquiez, député de Haute Loire que nous avons rencontré lors de sa visite du lycée à la suite de l’incendie.

Interview web radio

Pourquoi un média lycéen ?

L’accès à un média lycéen permet aux élèves de trouver des informations et des comptes rendus sur les derniers évènements du lycée auxquels ils ont pu participer ou non. De plus, étant entretenu par d’autres jeunes du même âge, du même établissement, volontaire avec des intérêts souvent communs, cela permet de trouver des angles et des sujets qui auront plus de chances de nous plaire, nous intéresser et nous correspondre. En effet, chaque élève est libre de choisir de s’inscrire et de participer à la rédaction du contenu de PLC média.

Être journaliste dans un média lycéen est un vrai plus pour un élève. Cela permet de développer certaines compétences telles que l’organisation, des capacités rédactionnelles, la communication, la curiosité ou encore l’esprit d’équipe. C’est également un avantage pour un CV ou un dossier Parcoursup mais c’est surtout un loisir qui permet de s’exprimer et d’écrire sur des sujets qui nous plaisent et que nous avons choisi avec comme objectif d’intéresser nos potentiels lecteurs. Le journal du lycée permet d’animer la vie au sein de l’établissement, de partager nos intérêts, loisirs, vie de lycéens au travers d’écrits, de photos, de vidéos… “Je pense personnellement que c’est assez intéressant pour un élève d’y participer car on rencontre d’autres élèves qui ont un peu les mêmes projets que nous, soit pour le futur, soit pour le journal et du coup c’est assez intéressant de les rencontrer et de mélanger nos intérêts et esprits pour aboutir à la construction du journal.”, affirme également Anna Grangier, élève de terminale faisant parti de l’équipe actuelle de PLC média. N’hésitez pas à défiler sur notre page et à jeter un œil à ce que chacune des dernières équipes de journalistes a publié ! Plusieurs sujets seront certainement en mesure de vous intéresser et vous pourrez en apprendre plus sur notre lycée !

Julie Raffier Bor

Cinq jours après, qu’en est-il maintenant ?

Samedi 5 octobre, l’ensemble scolaire La Chartreuse a subi un important incendie, qui laisse de gros dégâts matériels au lycée. Cinq jours après le drame, ce jeudi 10 octobre, les élèves de terminale ont fait leur retour en classe dans de nouvelles conditions. Nous sommes allés à la rencontre des équipes éducatives, afin d’obtenir leur réaction concernant le retour des élèves.

Nouvelle salle des professeurs.Nouvelle salle des professeurs déplacée dans la salle de théâtre.

Des solutions ont été trouvées pour revenir « comme si de rien n’était » dans l’établissement, nous a dit la professeure d’espagnol Madame Romeas : nouveau foyer, nouvelles classes, tout est réuni pour reprendre le cours de l’année scolaire. La journée du lundi a été forte en émotions. « À fond ! On s’était jamais vues comme ça » s’est réjouie la professeure d’espagnol. Effectivement, l’ensemble de l’équipe s’est réuni pour désencombrer les bâtiments touchés, et déplacer tout le matériel réutilisable afin que les élèves puissent revenir le plus tôt possible. « Tout le monde est désormais, à nouveau, un peu, à sa place » nous a raconté Mme Crouzet, professeure d’anglais au Lycée professionnel.

Mme Mamassian, professeure d’histoire géographie au collège nous a également apporté son témoignage:

La Chartreuse a su « renaître de ses cendres » grâce à un élan de solidarité au sein de tous les membres du Pôle, nous a expliqué M André, le CPE:

 

Nous avons rencontré également des élèves de terminale. Un sentiment d’inquiétude se fait sentir, notamment concernant le retour de l’ensemble des classes. Les jeunes, encore bouleversés et choqués par l’incendie, se sentent néanmoins pris en charge, ce qui les rassure pour la poursuite de leur scolarité. La réalité des dégâts constatés reste tout de même un choc brutal pour les élèves, qui essaient de faire face à la situation.

« Je crois que votre investissement, vous élèves, dans les cours en distanciel mais aussi dans les futurs cours en présentiel sera une des plus belles preuves de votre engagement vis-à-vis de l’établissement. » M.Giraud, chef d’établissement du Pôle La Chartreuse

Monsieur Giraud que nous avons également rencontré, nous a confié son sentiment:    « Un soulagement de retrouver les élèves, et ce, très rapidement, seulement une semaine après l’incendie. Dès la rentrée des vacances de Toussaint,  tout doit être mis en place pour le retour de tous les élèves, avec l’installation de 23 préfabriqués ».  Accompagné de Monsieur Paulet, l’ancien directeur de l’établissement, il a tenu à saluer l’engouement solidaire depuis samedi soir, tant au niveau interne avec le dévouement des professeurs et des élèves, mais aussi à l’extérieur avec de l’aide proposée par tous ou encore le travail colossal des pompiers !

Pour la suite, il est évident que les bâtiments endommagés ne seront pas opérationnels avant plusieurs années, mais l’aide proposée par tous les professionnels et notamment par La Région permettra sans nul doute de trouver des solutions durables.

 

Par Arthur ALLARY, Gabin DA ROCHA et Lucie REY

Les C.O.P. dans la lutte contre le changement climatique

Ce podcast a été créé pour explorer l’évolution des COP dans le contexte de la lutte mondiale contre le changement climatique. Notre objectif est de souligner les défis et les opportunités actuels dans ce domaine crucial.
Il prend la forme d’une discussion entre deux animateurs de radio qui analysent et commentent l’histoire des COP ( Conférences des Parties ), les accords majeurs qui en ont découlé, ainsi que les implications politiques et environnementales. Egalement les perspectives sur l’avenir. Nous encourageons l’engagement du public dans la lutte contre le changement climatique.

Réalisé par Léonard Balhi et Joachim Abenzoar

EUROPORTERS : L’Union Européenne façonne notre avenir culturel en protégeant et promouvant notre riche patrimoine

L’Union européenne, consciente du riche patrimoine culturel qui parcourt le vieux continent, a entrepris des actions significatives pour promouvoir et préserver les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Cette célèbre route de pèlerinage, qui traverse plusieurs pays européens, est un trésor historique et culturel qui rassemble des communautés et des voyageurs venus du monde entier. Une des initiatives majeures de l’Union européenne en faveur des chemins de Saint-Jacques de Compostelle est le programme Itinéraires culturels, géré par le Conseil de l’Europe. Ce programme vise à mettre en valeur les aspects culturels, historiques et spirituels des itinéraires culturels européens, dont le Chemin de Saint-Jacques est l’un des plus emblématiques. L’Union européenne accorde un soutien financier substantiel à des projets visant à restaurer et à préserver les monuments historiques situés le long des chemins de Saint-Jacques. Ces fonds favorisent la réhabilitation des églises, des monastères, des ponts et d’autres sites historiques qui jalonnent le parcours, contribuant ainsi à maintenir le patrimoine architectural en bon état. Par le biais de ses politiques de développement régional et de tourisme durable, l’Union européenne s’engage également à améliorer l’accessibilité des chemins de Saint-Jacques. Elle encourage les initiatives visant à développer l’infrastructure, à promouvoir les itinéraires alternatifs et à garantir la sécurité des pèlerins. En résumé, l’action de l’Union européenne en faveur des chemins de Saint-Jacques de Compostelle se manifeste à travers des initiatives culturelles, des investissements dans la préservation du patrimoine, le développement de l’infrastructure et la promotion du tourisme spirituel. Elle incarne l’engagement de l’UE envers la richesse culturelle et historique qui relie les peuples européens à travers ces voies chargées d’histoire et de spiritualité.

La cathédrale du Puy en Velay , point de départ pour des milliers de pèlerins.

La coquille Saint Jacques emblème des chemins

Statue de pèlerin en bois sculpté

La mise en valeur du travail des artistes

Sur un chemin de grande randonnée..

Des paysages somptueux

 

Reportage co-écrit par Nathan CHAMBON et Samuel GAYTE

 

A la rencontre de F.A.M.E. et du C.I.D.F.F.

Ces deux dernières semaines, deux associations sont intervenues à l’invitation du lycée pour sensibiliser les élèves aux des droits des femmes, et dénoncer des violences faites à ces dernières. PLC média a rencontré les représentants de ces associations.

Vous pouvez retrouver les interviews en podcast.

M. Cimiterra, du CIDFF, accompagné de Mme Sabatier, bénévole de l’association.

 

L’association FAME, de Brioude

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Laurent Wauquiez : interview exclusive pour PLC

Ce vendredi 24 octobre 2023, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône Alpes, est venu dans notre lycée pour l’inauguration du nouvel internat et du « Chartruck ». PLC média a profité de l’occasion pour le questionner sur quelques préoccupations des lycéens cette année comme Parcoursup et les stratégies de recrutement à l’intérieur de notre grande région AURA. Voilà notre interview :

PLC : Aujourd’hui vous êtes venu inaugurer les bâtiments de l’internat et également le “Chartruck”, pour lesquels la Région a apporté son aide au financement, et nous aimerions savoir quel est pour vous l’intérêt d’aider et de financer les lycées ?

Laurent Wauquiez: Je pense, dans tout ce que, moi, j’ai à faire, qu’est -ce qui est le plus utile ? Le plus utile c’est de vous aider vous à réussir, parce que c’est notre travail. Le travail quand on s ‘occupe d ‘un pays, d ‘une région, c ‘est de préparer l ‘avenir.
Et donc l’endroit où ça a le plus de sens d’investir, c’est nos lycées. Parce qu’il est parfois des choses qui sont très concrètes : si dans votre internat vous n’êtes pas bien, vous n’allez pas réussir. Si les élèves de l’enseignement supérieur n’ont pas un bon matériel, ils ne vont pas réussir. Si à l’inverse, vous avez un ordinateur portable chacun, que vous avez des bonnes conditions d’études, qu’il y a une salle de musculation qui permet en même temps de se détendre et de se vider la tête, vous pouvez réussir. Et donc l’objectif, c’est de vous donner les meilleurs conditions pour que vous puissiez réussir. 

PLC: et par exemple de quelle façon la région aide-t-elle les jeunes en dehors du cadre lycéen?

Laurent Wauquiez :  Alors, on a plein de programmes d’aide d ‘accompagnement. D’abord on a la carte pass-région qui est unique en France, qui a beaucoup d’atouts et c’est important que ceux qui nous écoutent qu’ils n’oublient pas de l ‘utiliser parce qu’il y a encore parfois des étudiants qui ne l’utilisent pas. Elle permet d ‘avoir des réductions sur des festivals, elle permet d ‘avoir des places de cinéma, elle permet d’avoir des réductions sur des expositions, elle permet d’avoir aussi les manuels scolaires gratuits.  Donc c’est un très gros effort, ça représente un budget en millions d ‘euros, mais je crois que c’est assez apprécié, on essaie de l’améliorer en mettant des nouvelles choses dessus. Ca fait partie des points sur lesquels on travaille.  Et vous ne vous en rendez-vous pas compte, mais il y a trois ans, la Haute -Loire n ‘avait pas le pass-région. C’est moi qui ai décidé que la carte serait étendue sur la Haute -Loire pour que l’étudiant de Lyon n ‘est pas plus ou moins d ‘atouts que l’étudiant de Haute -Loire. Donc ça c’était une décision importante. On finance aussi des sorties scolaires, on finance des sorties sportives, culturelles, des classes neiges, quand vous partez par exemple, en sortie en station de ski ou ce genre de choses aux Estables, c ‘est aussi des choses qu’on finance. 

PLC : D’ailleurs par rapport au pass-région, on l’utilise beaucoup en tant que lycéen, mais les étudiants d’études supérieures n’y ont pas accès. 

Laurent Wauquiez : Oui, parce qu’en fait la carte pass-région, elle est uniquement limitée pour les lycéens parce que ma responsabilité c’est les lycéens. Normalement sur le supérieur ensuite c’est l ‘Etat. Et donc ça, ça fait un peu partie des règles en France. Les départements s ‘occupent des collèges, la région s ‘occupe des lycéens. Et dans le supérieur, c’est l ‘Etat.

PLC :  Nous sommes en terminale et la question de l ‘orientation comme celle de parcoursup est au cœur de nos préoccupations …

Wauquiez : … et de vos stress 

PLC : On sait déjà que nous sommes prioritaires dans certaines villes dans le cadre de nos études comme celle de Clermont-Ferrand. Cependant, ce fonctionnement n’est pas repris dans certaines villes de la région comme Lyon. Alors est-ce possible, d’être prioritaire dans d’autres villes telles que Lyon dans la région ?

On a créé une grande région qui est la région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est une chance pour la Haute-Loire sauf que l’Education Nationale, elle, elle est restée avec les anciennes académies: l’académie de Clermont d’un côté, l’académie de Lyon de l’autre et aussi l’académie de Grenoble. Mes enfants étaient étudiants en Haute-Loire et je connais par cœur le sujet et pour nous, c’est très injuste par ce qu’on vous envoie sur Clermont-Ferrand. Mais toi qui est sur Raucoules, tu n’as aucune envie d’aller a Clermont-Ferrand, toi c’est St-Etienne ou Lyon ton point de débouché naturel. Donc j’essaye de me battre pour qu’il y ait une fusion et qu’on puisse offrir les mêmes atouts en terme de parcoursup pour nos étudiants.

Pour l’instant je suis désolé mais pour vous ce ne sera pas encore le cas. Donc on essaye de se battre pour. C’est un vrai handicap comme par exemple sur la fac de médecine, la fac d’histoire, ce genre de choses. C’est un gigantesque sujet pour nous et qui n’a pas de sens pour la Haute-Loire parce que nous on tire plus du coté de Lyon et St-Etienne donc oui je le sais. Là on est vraiment sur un sujet d’organisation de l’éducation nationale, ils sont restés archaïques donc ça fait partie des points qu’on veut faire bouger.

Nous remercions Laurent Wauquiez de nous avoir accordé cette interview.

Capucine Valette, Prêle Souvignhec, Pierre Quetaud